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Artiste plasticienne, je développe mon travail au sein du dispositif des Ateliers d’Artistes de la Ville de Lure en Haute-Saône.

Depuis plus de vingt ans, ma recherche s’articule autour des questions de matière, de volume et d’espace. Mon travail s’est progressivement orienté vers des formes immersives où les figures hybrides et les dispositifs plastiques interrogent notre rapport au vivant et au monde contemporain.

Avant même d’être artiste professionnelle, j’explorais déjà la mise en espace des œuvres à travers des installations immersives.

Ces dispositifs questionnaient la relation entre le volume, la lumière et la circulation du public. L’espace y devenait un matériau à part entière, structurant l’expérience perceptive et transformant la relation à l’œuvre.

Cette approche constitue aujourd’hui un axe central de ma démarche.

La peinture a longtemps constitué le socle de ma pratique. Elle m’a permis d’expérimenter la composition, la couleur et la construction d’images.

Très tôt, j’ai intégré des matériaux hétérogènes — collages, supports atypiques, objets récupérés — élargissant la surface picturale vers une dimension plus matérielle.

Ce déplacement progressif du plan vers l’épaisseur a naturellement conduit ma recherche vers le volume.

Le travail mural a marqué une extension de la peinture vers l’architecture.

En intervenant directement sur les murs, j’ai expérimenté une autre échelle et une relation plus directe au lieu d’exposition. La fresque m’a permis d’envisager l’œuvre comme environnement, engageant physiquement le public dans l’espace.

La collecte et l’assemblage de matériaux de récupération ont ouvert une nouvelle étape dans ma recherche.En donnant forme à des créatures hybrides, j’ai approfondi la question de l’ossature, de la structure interne et de la présence dans l’espace. La sculpture a renforcé ma réflexion sur la tridimensionnalité et sur la capacité des formes à instaurer une relation corporelle avec le public.

La rencontre avec la marionnette a constitué une étape déterminante dans l’évolution de ma pratique.

En abordant la sculpture comme une forme articulée, dotée d’une structure interne mobile, j’ai approfondi ma compréhension du volume, de l’équilibre et de l’ossature.

Cette recherche a introduit la question du mouvement comme prolongement plastique, enrichissant ma réflexion sur la présence et la dynamique des formes dans l’espace, sans quitter le champ des arts visuels.

Ces différentes étapes convergent aujourd’hui dans le projet L’Appel du Cosmos, actuellement en cours de recherche et de développement.

Conçu comme une installation immersive traversable, ce projet prolonge et articule mes explorations autour de la peinture, de la sculpture, de la marionnette et de la construction spatiale.

Il s’agit d’un travail au long cours où la structure architecturée devient le socle de l’œuvre, où l’espace est envisagé comme matière, et où l’expérience proposée repose sur un déplacement physique et perceptif au sein d’un environnement plastique et narratif.

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